
Roberto Martínez avait prévenu tout le monde : cette Coupe du monde serait celle du 6. Il l'a eue. Pas du tout comme il l'espérait.
Avant de s’envoler pour les États-Unis, le sélectionneur avait déroulé sa petite théorie à la RTP, sans se cacher : il croit à la numérologie, et le 6 lui parlait. 2016, l’Euro remporté. 1966, le meilleur Mondial de l’histoire portugaise. 2006, une demi-finale. Une décennie sur deux, le chiffre tombait juste. Restait à écrire la suite. « C’est le moment d’aller chercher ce que le Portugal mérite », promettait-il.
Le Portugal a été servi. Éliminé un 6 juillet, par le numéro 6 adverse, à six minutes de la fin. On a rarement vu une prophétie se réaliser aussi scrupuleusement en se trompant de camp.











