Une vie au rythme du pape et de l’athlétisme
Installée à Rome depuis 1998, Camille Chenaux est une Fribourgeoise au parcours étonnant. Sportive engagée au sein de l’Atletica Vaticana, proche du Vatican, elle partage dans cette interview son lien profond avec la Suisse, sa vie quotidienne dans la Ville Éternelle, sa foi… et ce que ça signifie de vivre un conclave depuis l’intérieur.

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mai 2025
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Si elle vit à Rome depuis l’enfance, c’est à Fribourg qu’elle a passé toutes ses vacances. « Fribourg fait partie de moi », confie-t-elle, attachée à ses racines suisses malgré son parcours italien.
Professeure à l’université de Rome et athlète de demi-fond, elle court sur des distances allant du 1 500 mètres au 10 kilomètres. Avec un record personnel de 33 minutes et 51 secondes sur 10 km, elle a eu l’honneur rare de représenter l’équipe d’athlétisme du Vatican pendant deux ans. « Courir aux couleurs blanche et jaune du Vatican était une expérience unique. Il y avait même des sœurs et des prêtres dans l’équipe ! »
Ce double engagement, à la fois universitaire et sportif, s’inscrit dans un cadre spirituel profond. « Pour moi, la course est également une forme de méditation. Parfois, en courant, je regarde le ciel et je prie. »
Pendant le conclave, Rome se transforme. « La ville est en ébullition, avec un trafic chaotique et une ambiance de folie. Attendre la fumée blanche, c’est un peu comme aller au stade pour un match de foot ici. » Un sport national, d’ailleurs, que le pape François affectionne lui aussi.
Pour Camille, vivre à Rome, si près du pape, est un privilège dont elle est pleinement consciente. Elle évoque son moment le plus marquant : « J’ai serré la main du pape François lors d’un événement. Ce moment restera à jamais gravé dans ma mémoire. »
Son endroit préféré ? La Villa Pamphilj, un havre de paix où elle aime courir loin de l’agitation de la ville. C’est là qu’elle trouve l’équilibre entre ses racines, sa foi et son engagement sportif.










