Mariathon : retour sur une première journée pleine d’espérance

À mi-parcours, l’heure est venue de revivre les moments forts de cette première journée. Voici ce que vous avez peut-être manqué… ou ce que vous aurez plaisir à réentendre.

Dans l’amour et la victoire. C’est sous ce mot d’ordre que Radio Maria Suisse romande a lancé son Mariathon : 40 heures en direct, du mardi 2 juin (6 h 30) au mercredi 3 juin (22 h 30), avec un objectif clair — réunir 20 000 francs pour faire grandir votre radio.

Le coup d’envoi

À 6 h 30, Marianne et Marylène ont ouvert l’antenne. Premier mot de bienvenue, première invitation : pendant ces 40 heures, c’est vous qui faites vivre l’antenne. Sans vous, il n’y a pas de Radio Maria — c’est votre radio. Et pour chaque bienfaiteur qui appelle, une bougie s’allume dans nos studios, portant vos intentions vers la Vierge Marie.

Mais au fait, c’est quoi un Mariathon ?

Pourquoi 40 heures ? Pourquoi 20 000 francs ? Notre directeur, le père Karlo, a pris le temps de tout expliquer — non sans humour, alors que la technologie nous jouait quelques tours et que les téléphones avaient décidé de bouder en tout début de journée ! Un Mariathon, nous dit-il, c’est d’abord une grande famille qui se rend toute proche de vous, avec un message d’Évangile, de joie et de consolation. Et ces 20 000 francs ne sont qu’un commencement — mais ici, à la radio, nous croyons aux commencements.

La famille mondiale, expliquée par Raffaele Galati

Cette « grande famille », à quoi ressemble-t-elle vraiment ? Raffaele Galati, responsable du développement des projets Radio Maria pour le continent européen, est venu nous le raconter. Comment une petite étincelle née dans les Alpes italiennes au début des années 1980 est-elle devenue un réseau de plus de 90 Radio Maria à travers le monde ? Et pourquoi votre Radio Maria Suisse romande en fait-elle pleinement partie ? Réponse dans ce beau témoignage.

Un temps de prière : l’homélie du père Karlo

Au cœur de la journée, l’eucharistie a été célébrée dans nos studios. Dans son homélie, le père Karlo est parti de la promesse d’un ciel nouveau et d’une terre nouvelle, et de cette parole de Jésus : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Son message : le vrai but de notre vie n’est pas de réussir ici-bas, mais de parvenir auprès de Dieu. Un appel aussi à soutenir, par la prière et par les moyens de chacun, l’œuvre confiée à la Vierge Marie.

Voyage en Afrique avec Jean Paul Kayihura

La première journée nous a aussi emmenés à la rencontre de notre famille mondiale. Premier voyage : le continent africain, avec Jean Paul Kayihura, responsable de Radio Maria pour toute l’Afrique. Là-bas, la radio n’est pas un média parmi d’autres : c’est le moyen d’apporter l’Évangile jusque dans les villages où dix personnes se réunissent autour d’un seul poste.

Au Soudan du Sud — l’un des pays les plus pauvres du monde, où Jean-Paul s’est rendu lui-même. Des conditions difficiles à imaginer, et pourtant des églises pleines de fidèles qui chantent. À un moment, c’est directement à nous, en Suisse, qu’il s’adresse : partager ce que Dieu nous a donné.

Les deux Congo — à Brazzaville, la radio rejoint jusqu’aux Pygmées au plus profond de la forêt ; en République démocratique du Congo, dans un contexte de guerre et d’épidémie, elle veille jour et nuit et aide même les familles séparées à se retrouver.

Une Afrique en pleine expansion — une Église qui grandit, des vocations qui se multiplient, et des auditeurs qui, malgré la plus grande pauvreté, trouvent toujours un moyen de donner : une pièce, une poule, un kilo de riz.

Cap sur l’Europe avec Raffaele Galati

En fin de journée, retour vers l’Europe — la nôtre. Trente et une Radio Maria y sont présentes, et nous en faisons partie. Raffaele Galati nous rappelle d’abord le sens même de votre geste : devenir missionnaire de la Vierge. Car les dons ne sont pas pour Radio Maria, simple instrument — ils sont pour Marie.

L’Ukraine, que Raffaele appelle « le cœur sanglant de notre famille mondiale ». Sous les bombardements de Kyiv, l’équipe n’est pas partie. Une auditrice confiait : quand elle écoute le chapelet pendant les raids, elle sait que la Vierge est dans la pièce avec elle. Et depuis le début de la guerre, les dons des auditeurs ont… augmenté.

La Moldavie, juste à la frontière, où Radio Maria n’existe pas encore. Un des pays les plus pauvres d’Europe, une toute petite minorité catholique, et un projet de radio à créer de zéro — un miracle que votre geste peut déclencher.

Et une histoire pour finir, vécue par Raffaele à Saint-Pétersbourg : celle d’un homme très âgé, sans argent, qui a donné le seul trésor qu’il possédait — le travail de ses mains. En larmes, il remerciait tous les auditeurs du monde qui ont rendu sa radio possible. La preuve qu’aucun don n’est trop petit.