Sporting 6-0 Arouca : l’ouragan vert-blanc s’abat sur Alvalade
Le Sporting n’a pas fait de détail dimanche soir à Alvalade.

Pour son grand retour à la maison après la rénovation estivale (nouveau gazon, suppression du fossé et quelques modernisations bienvenues), le double champion du Portugal a balayé Arouca 6-0, confirmant son statut d’épouvantail en ce début de saison.
Devant plus de 41 000 spectateurs – avec tout de même quelques vides visibles dans les tribunes – les hommes de Rui Borges ont offert un festival offensif, marqué par trois doublés signés Ricardo Mangas, Luis Suárez et Francisco Trincão. Devant plus de 41 000 spectateurs – avec tout de même quelques vides visibles dans les tribunes – les hommes de Rui Borges ont offert un festival offensif, marqué par trois doublés signés Ricardo Mangas, Luis Suárez et Francisco TrincDevant plus de 41 000 spectateurs – avec tout de même quelques vides visibles dans les tribunes – les hommes de Rui Borges ont offert un festival offensif, marqué par trois doublés signés Ricardo Mangas, Luis Suárez et Francisco Trincão.
La soirée avait pourtant débuté dans une atmosphère particulière. Pedro Gonçalves, dit “Pote”, recevait l’hommage du club pour son 200ᵉ match sous le maillot vert et blanc. Mais dès le coup d’envoi, c’est Geny Catamo qui donnait le ton : virevoltant, il multipliait les débordements et sollicitait sans cesse la défense adverse. Arouca, vainqueur lors de la première journée, semblait vite dépassé par l’intensité du champion.
Le premier coup de tonnerre est venu d’un homme inattendu : Ricardo Mangas. Aligné pour la première fois comme titulaire, le latéral gauche profitait d’une montée tranchante pour ouvrir le score à la 20ᵉ minute. Ce but lançait définitivement la soirée. Quelques minutes plus tard, le tournant du match survenait : sur un coup franc de Pote, Gonçalo Inácio était accroché dans la surface. L’arbitre, Hélder Malheiro, laissait d’abord jouer, mais la VAR corrigeait : penalty et carton rouge pour Nandin. Luis Suárez, recrue phare de l’été, se chargeait de transformer. Son premier but officiel sous ses nouvelles couleurs déclenchait l’ovation d’Alvalade.
Avant la pause, Trincão se joignait à la fête. Après une frappe lointaine de Debast repoussée par le gardien, Mangas s’arrachait pour sauver le ballon, lançait Inácio qui servait Trincão. D’une frappe sèche à l’entrée de la surface, l’ailier portait le score à 3-0 à la 45ᵉ minute. Le match, déjà, était plié.
La seconde période confirma la démonstration. Entré à la place de Fresneda, le Grec Vagianidis signait une passe décisive pour… Ricardo Mangas, encore lui, qui surgissait dans la surface pour doubler la mise personnelle et inscrire le quatrième but (50’). Mangas, arrivé cet été à moindre coût, se révélait être l’un des coups du mercato des lions.
L’ouragan ne s’arrêtait pas là. À la 61ᵉ minute, Suárez concluait une attaque rapide d’un plat du pied imparable pour s’offrir un doublé. Et quinze minutes plus tard, Trincão imitait ses partenaires, en fusillant une nouvelle fois le portier adverse (76’). 6-0, rideau. Le Sporting venait d’inscrire l’une de ses plus larges victoires de ce siècle en championnat.
Au-delà du score, ce qui frappe, c’est la diversité des options offensives de l’équipe. Suárez décroche et participe au jeu, Trincão confirme sa montée en puissance et se débarrasse enfin de son étiquette de vilain petit canard, tandis que Mangas s’impose déjà comme un latéral moderne et décisif. Pote, de son côté, a beaucoup tenté mais manqué de précision dans la finition, preuve que tout n’est pas encore parfait.
En face, l’Arouca n’a pas existé après l’expulsion. Réduits à dix, les hommes de Vasco Seabra se sont repliés et ont surtout attendu la fin du calvaire. Seul Pedro Santos, avec son numéro 89, a semblé vouloir secouer un peu la torpeur. Mais c’était trop peu face à un champion qui avait faim.
Le Sporting termine cette deuxième journée avec 6 points, 8 buts marqués et aucun encaissé. De quoi envoyer un message clair à ses rivaux, avant le premier grand test de la saison : la réception du FC Porto dans deux semaines. Si la défense à quatre n’a pas encore été mise sous pression, l’attaque, elle, tourne déjà à plein régime. Et les supporters repartent d’Alvalade avec la conviction que le champion a bien l’intention de viser le tri.














